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Einzelausstellung: Terry Rodgers - Radical Continuity - paintings, drawings, photographs, video (vorbei)

15 Januar 2010 bis 27 Februar 2010
  Terry Rodgers - Radical Continuity - paintings, drawings, photographs, video
Terry Rodgers, Reinventing Paradise, 2005, Oil on linen, 142 x 183 cm, 56 x 72 inches.
Private collection
 
  AEROPLASTICS contemporary

AEROPLASTICS contemporary
32 rue Blanche straat
B-1060 Brüssel
Belgien (Stadtplan)

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tel +32 (0)2 - 537 22 02
www.aeroplastics.net


Du 15 janvier au 27 février 2010, Aeroplastics Contemporary présente une exposition monographique de l'Américain Terry Rodgers (1947). Dans ses tableaux, Terry Rodgers met en scène de jeunes hommes et femmes à la plastique parfaite - du moins en regard des critères actuels de la mode et de la publicité. A moitié dévêtus, adoptant des poses lascives dans des décors surchargés et luxueux, arborant bijoux et accessoires, une flûte de champagne à la main, ses personnages évoquent la décadence de l'Empire et l'insouciance d'une certaine jeunesse dorée. Mais bien davantage qu'un monde en manque de repères, c'est la peinture elle-même qui est mise en question et, par-delà, notre manière de nous représenter la réalité.

"Nous vivons dans le liquide amniotique de nos petits mondes, heureux en compagnie de nos préjugés", cette phrase de Terry Rodgers résume bien la philosophie qui sous-tend son travail, et le rapport qu'il entend tisser avec le spectateur. Au premier regard, il est tentant de décrire ces compositions comme des évocations d'after-parties orgiaques, à mi-chemin entre voyeurisme et réprobation moralisatrice. Mais une lecture plus attentive révèle l'absence de rapports entre les personnages qui, s'ils se touchent parfois, semblent incapables d'établir la moindre forme de communication, et n'en manifestent d'ailleurs pas le désir. Isolés dans leur bulle, les acteurs adoptent des poses artificielles, qui renvoient aux stéréotypes que nous projetons sur eux. "Mes tableaux décrivent des mondes imaginaires créés au départ des offres véhiculées par les médias - luxe, richesse, ainsi qu'une version validée de la beauté et du désir, le tout traversé par une dose de réalité. A quel point est-ce difficile pour les participants à ces scènes de sortir d'eux-mêmes et de se 'connecter' les uns aux autres ?"

Pour Terry Rodgers, tout passe par la photographie. "J'ai pris des milliers de photographies, et j'en prendrai encore des milliers, pour tenter de découvrir les expressions et les gestes qui, je pense, révèlent la combinaison entre la confusion intérieure et extérieure du monde dans lequel nous vivons." Ces modèles sont pour la plupart des anonymes, croisés dans la rue, qu'il invite à venir poser dans son studio. Il assemble ensuite ces différentes scènes en vastes compositions, renouant de la sorte avec la technique des maîtres anciens. Quant au choix d'utiliser des très grandes toiles, il évoque les débuts du Réalisme, lorsque Courbet créait le scandale en représentant un enterrement anonyme dans un format jusqu'alors réservé aux scènes héroïques, mythologiques ou religieuses. Mais si les tableaux reposent sur une technique méticuleuse, les dessins tentent au contraire de capter l'énergie du moment en quelques traits ; les poses ne sont jamais choisies par hasard, et reflètent ce que l'artiste décrit comme des conventions utilisées pour caractériser les individus et les types sociaux.

Dans ses photographies en noir et blanc plus anciennes, la beauté stéréotypée fait parfois place à la laideur la plus dérangeante, avec des individus masqués et difformes. "Certains personnages dans les images correspondent aux canons occidentaux de beauté, tandis que d'autres les défient. On peut percevoir, à travers ces images, que l'âme ne réside pas dans l'enveloppe physique extérieure." La vidéo joue également un rôle central dans l'élaboration des tableaux : depuis l'avènement de la "téléréalité", la télévision est devenue le symbole par excellence de brouillage entre fiction et réalité.

L'exposition présente également des caissons lumineux dont les images, retravaillées numériquement, semblent mêler différents modes de représentation du réel. "Ici, je joue avec plusieurs techniques pour rendre perceptible, simultanément, notre rapport au monde. Et je rends évidente la distinction entre les différents langages - les découpages sont volontairement approximatifs, visibles." Pour Terry Rodgers, cette juxtaposition est comme une métaphore d'un monde composé d'une multitude de fragments, et que nous percevons erronément comme un tout uniforme, "nous avons tendance à oublier que tout ce que nous voyons, ou portons, est 'inventé'. Notre expérience de vie est comme un jeu multidimensionnel, dont les pièces sont constamment en mouvement."

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