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 Gérald Dederen | | |
Gérald Dederen
Une écriture de la résonance
Réceptif à la pièce au naturel, toujours munie de son aubier, Dederen se place en instance de rencontre, accentue légèrement les courbes naturelles pour révéler les formes sous-jacentes et les aider par quelques corrections à s'épanouir, sans en contrarier l'allure spontanée. Il adopte la pièce, sans schéma préétabli.
La notion du mouvement est essentielle. Elle opère un dialogue contrasté entre la masse et la lumière. Véritable travail de mise en relief, produit d'entailles, de jeux de retraits et de saillies, la surface incite et excite la lumière, qui vient par endroit se lover ou se répercuter sur le front des parties saillantes comme dans les interstices. S'agit-il de fixer le mouvement ou de le faire naître ? Les possibilités de lectures sont multiples. Par la prise en compte des paramètres dans lesquels sont inclus la masse, la lumière, ou le rapport à l'espace, Dederen assigne la vie à la matière, la masse entre en vibration.
De façon étrangement symbolique, la dimension des bois entretient un rapport humain. En ce sens, les œuvres de Dederen ne versent ni dans l'ostentatoire, ni dans le démesure.
Leur présence physique est inscrite dans la chair ligneuse. Un phénomène de rapprochement s'opère, de l'ordre de la séduiction.
Cécilia Bezzan
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