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Exposition de groupe: MÉFIANCE (terminé)

25 Janvier 2011 jusqu'au 6 Mars 2011
  Stephanie Cherpin
Stephanie Cherpin
Move on over here, slow it down
Production 40m3 Rennes
2010
 
www.cortexathletico.com Cortex Athletico Galerie - Art Contemporain

Cortex Athletico Galerie - Art Contemporain
20, rue Ferrère
33000 Bordeaux
France (plan de ville)

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tel +33 (0)1 75 50 42 65
www.cortexathletico.com


« Le problème est toujours de venir à bout du travail, tout en sachant qu’on ne viendra jamais à
bout de rien … La question qui se pose est : continuer, toujours aller droit de l’avant, ou alors
s’arrêter, en finir … c’est la question du doute, de la méfiance et de l’impatience. »
Thomas Bernhard

Durant les prochains mois, la galerie Cortex Athletico présentera un projet en trois parties, en
réaction à cette question du doute, de la méfiance et de l’impatience, car elle est semble-t-il
symptomatique de notre époque « de pré-reprise économique » telle que les pages éco des medias
l’appréhendent. Ce terme de « pré-reprise » a évacué toutes les promesses de changements
profonds, y compris dans notre activité marchande où les réajustements ne se font pas sur les
modèles eux-mêmes, mais sur la voracité à vouloir rétablir les choses.

Le premier opus de ce projet en trois parties traite de la méfiance et du subterfuge.

Cette exposition met en avant notre nécessaire prudence vis à vis du réel. Les œuvres présentées,
dans leur forme, leur réalité, répondent à un besoin caché que l’on peut soupçonner à des degrés
divers. Parfois l’extrême frontalité de leur signifié masque une astuce, une ruse, ou un subterfuge,
présents entre l’idole et le fétiche. Quelle est la part de prudence que nous devons entretenir face
à ces objets, qu’ils soient fac-similés ou objets rituels ? Celle-ci pourrait provenir de la difficulté
à isoler un degré de présence au monde. Ce besoin caché est-il en partie lié au travail ? Le
moment de réalisation de chacun de ces objets est étrange. Il peut être dans l’usage, dans la
construction même, dans le dessein, mais en tous cas en dehors de l’objet réalisé à proprement
parler.
Ainsi les œuvres de Stéphanie Cherpin n’existent que par leur titre qui reprennent pour la plupart
des titres grunge. Le processus créatif est presque comme une transe, un moment singulier où tout
peut faire partie de l’ensemble par accumulation, apport, « charge ».
C’est ce que l’on retrouve formellement dans les masques Boliw, où les libations de sang
viennent à la fois utiliser la sculpture initiale comme support, mais en même temps la modifient
par l’accumulation par strate de tous ces sacrifices de chasseurs maliens.
Par opposition, le détournement de Katharina Fritsch consiste à reproduire en résine jaune la
statue de la Vierge présente dans la grotte de Massabielle, près de lourde, telle qu’apparue à
Bernadette Soubirous. En trafiquant l’icône elle projette un objet insolite, proche dans sa forme
de l’objet initial, mais dont le sens impose une vigilance. Par l’artifice, elle déplace et défait la
charge symbolique de cette représentation de la Vierge pour la ramener à ce qu’elle est
finalement : une statue.
Enfin, Charles Mason, sculpteur affilié à la tendance apparue dans les années 80 de la « nouvelle
sculpture anglaise », où l’assemblage, souvent élégant, est un mode opératoire. Les
détournements d’objets banals qu’il opère modifient leur sens pour aller parfois vers des formes
anthropomorphes. Il n’est plus question simplement de méfiance, mais peut-être d’astuce, dans le
sens où l’humour vient finalement dédramatiser l’ensemble.


Avec l’aimable collaboration de la galerie Jean-Jacques Mandel et du Frac Aquitaine.

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