Language and login selector start
Language and login selector end

Exposition individuelle: Oliver Babin - Paradis Blanc (terminé)

19 Mars 2010 jusqu'au 24 Avril 2010
  Oliver Babin - Paradis Blanc
 
  Triple V

Triple V
24 rue Louise Weiss
75013 Paris
France (plan de ville)

Envoyer E-mail
tel +33 (0)1 45 84 08 36
www.triple-v.fr


Quand fond la neige où va le blanc ? » Paradis Blanc est une exposition sous le signe de la grande pâleur, fantomatique et fondante. Fusion, vaporisation, condensation, sublimation, l'exposition est une suite de transitions de phases.

Sur le sol de la salle principale, Heart of Paleness, qui tire son titre d'un roman que Joseph Conrad situe dans les ténèbres de la foret équatoriale africaine est un surmoulage en bronze peint d'une édition en résine d'une sculpture à l'histoire compliquée : l'ours polaire que François Pompon, ancien assistant d'Auguste Rodin, réalisa pour la première fois en 1922 en « grandeur nature », et qu'il n'aura de cesse de son vivant de réaliser obsessionnellement, en différents matériaux et tailles. La version retenue ici est une copie à l'identique de l'exemplaire de petite taille que possède le Metroplitan de New York, mais qu'en France la Réunion des Musées Nationaux produit aussi mais a partir d'une version différente.

La galerie où l'exposition a lieu se situe au milieu d'une ligne qui relie le jardin Darcy (ou trône une imposante version en béton de L'Ours de Pompon) et le Palais des Ducs de Bourgogne qui abrite aujourd'hui le Musée des Beaux Arts et sa large collection des œuvres du sculpteur animalier ainsi que le gisant de marbre blanc de Philippe le Hardi, réalise au tournant du XVe siècle, la version du Pompon exposée ici en étant en quelque sorte la synthèse. L'exposition est une forme de requiem pour une forme, le tombeau d'une sculpture, qui autour d'elle fait clairière.

Aux murs, deux sculptures : un niveau à bulle supplicié affichant un fragile équilibre (The New World), et un dérisoire clou de bronze noir (You Know) auquel on n'a d'autre choix que de se raccrocher. Au mur toujours, I Wish You Were Here and Here and Here Also, schéma directionnel trouvé, est une indication claire la confusion.

Au sol une balle de baseball rongée par le temps (This Was Next Year) qui annonce un projet en cours de l'artiste sur le retour ulyssien de l'équipe des Dodgers a Brooklyn après plus de cinquante ans d'exil californien.

Le tout sur fond d'assourdissants roulements de tonnerre qui pourraient être la bande-son de la naissance de la Terre , accompagnant en fait un film à l'allure de gnose : A Brief History of Steam, dont White Rabbit est en quelque sorte une séquelle, une friche sculpturale (comme on dit une friche industrielle - la partie tronçonnée de la tour servant à ranger le projecteur de la-dite pièce, tandis que, dans le couloir, son écho burlesque, La chiquenaude, est la matérialisation d'une vision onirique récente, allégorie de l'impulsion initiale ayant donné naissance à l'Univers.

Dans une salle plus petite, à l'arrière, UNDEUXTROIS, un sideshow en forme d'épilogue en dévoile en 3 temps la possible structure alchimique : Perfect Day, un diamant de synthese obtenu a partir des cendres d'une sculpture que l'artiste a detruite, le couple prostré d'un célèbre tableau de Millet (Los Angelus), et Or Noir, trois piécettes d'or pur peintes en noir, comme trois points de supension…

  • ArtFacts.Net - votre fournisseur d'expérience au service de l'art

    Depuis sa création en 2001, ArtFacts.Net™ a mis au point une base de données grâce à sa collaboration avec des galeries, des musées, des foires d'art et des associations nationales et internationales de vendeurs d'art