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Exposition de groupe: Waking Up (terminé)

3 Février 2006 jusqu'au 25 Mars 2006
  Waking Up
 
www.cortexathletico.com Cortex Athletico Galerie - Art Contemporain

Cortex Athletico Galerie - Art Contemporain
20, rue Ferrère
33000 Bordeaux
France (plan de ville)

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tel +33 (0)1 75 50 42 65
www.cortexathletico.com


NOUVEL ESPACE ET NOUVEAU SOUFFLE POUR LA GALERIE

En ouvrant un nouvel espace situé en plein cœur de Bordeaux, la galerie Cortex Athletico redéfinit son champ de prospection. Cortex Athletico est une structure d'art contemporain prenant comme point de départ une réflexion sur l'espace et les enjeux de la galerie d'art contemporain dans le contexte économique actuel. La galerie comme espace physique serait plus à considérer aujourd'hui comme un frein, tandis que la galerie comme espace de transit est plus à même d'accompagner de nouvelles formes de projets. Cortex Athletico est donc avant tout un outil permettant à plusieurs personnes de champs disciplinaires différents de se rencontrer. Sa localisation en région, loin de Paris, permet de l'envisager comme une base de travail à l'abri d'une hyper-visibilité, et donc de pouvoir penser des projets incisifs, en leur impulsant une dynamique de circulation sur le territoire européen.
C'est cette volonté qui a aussi permis au projet TRACT de voir le jour. Cette revue a pour objet la republication de textes importants dans l'histoire des modernités et de les diffuser gratuitement auprès d'un public large. La mise en circulation de cet espace de réflexion permet à Cortex Athletico de revenir sur le métier de galeriste qui est alors à considérer comme un passeur actif. Ce projet est l'occasion de travailler avec Cédric Vincent, critique d'art, et de le suivre dans sa réflexion. Le premier numéro de cette revue est en français, les suivants seront aussi publiés en anglais.
Avec un nouvel espace, la question de la galerie physique se pose de manière plus aiguë. Dans cette direction, il a été décidé d'élargir le champ de cette réflexion en proposant une série de cartes blanches à de jeunes commissaires d'expositions. L'envie est de bousculer la pensée ambiante par l'accueil de propositions ambitieuses et expérimentales. La galerie reste alors un espace en éveil et en tension constants.
L'ancien espace de Cortex Athletico, quant à lui, devient un centre de production, sous forme d'ateliers ou de résidences, selon les projets. Pour commencer, il est prêté à Buy-Sellf pour une exposition personnelle de Guillaume Poulain .

Dans ce contexte, il a donc été fait appel à Frédéric Maufras qui était justement en phase de recherche quant à un nouveau projet curatorial. Celui-ci fait suite à une réflexion théorique qu'il a menée à travers plusieurs essais, notamment « De la présupposée mission politique de l'art » paru dans le deuxième numéro de la revue Nuke (sorti en octobre 2005 et qui a pour thème « Mission ») et dont une première version a été publiée en russe dans le Moscow Art Magazine.
« Waking Up » s'ancre dans une actualité qui est celle d'après les problématiques de documentarisation de faits politiques et sociaux par l'œuvre d'art, telle que Documenta 11 a pu en proposer une lecture discutée en 2002. Les principales questions soulevées ces derniers mois dans plusieurs expositions thématiques, notamment dans le projet itinérant « Die Regierung / The Government » de Ruth Noack & Roger M. Buergel et dans celui du groupe WHW montré à Kassel au printemps dernier, « Kollektive Kreativität / Collective Creativity », sont celles de se demander en quoi une démarche artistique peut-elle être politique aujourd'hui. Et « Waking Up » doit être compris comme un modeste nouvel élément de contribution à cette discussion en cours. Si ce n'est que le projet de Frédéric Maufras prend ces problématiques pour le coup à l'envers en se demandant s'il n'y a pas d'autre principal engagement que celui dans la forme. Cet état de fait relèverait de l'« après-postmodernité », l'ère actuelle où se résout le conflit entre la modernité et ses avatars alors qu'il est aujourd'hui question de réévaluations et de questionnements plus larges. Comme ceux initiés, parmi d'autres, par le critique Robert Storr lorsqu'il parle de « modernités multiples » à l'heure d'un « salon global ». En effet, qu'on utilise cette expression ou qu'on parle d'« alter-modernisme » (lequel a d'ailleurs déjà existé, souterrainement puis à visage découvert à la chute du Mur de Berlin, dans les pays de l'ex-bloc soviétique, comme dans de nombreuses autres régions non-occidentales de la planète), la vision postmoderniste a vécu et a fini par devenir « démodé(e) » à force d'être « traité(e) comme une mode » écrit déjà en 2002 Hal Foster dans son essai Design and Crime. Frédéric Maufras défend cependant l'idée qu'il est nécessaire de parler désormais d'« après-postmodernité ». Surtout pas pour rentrer dans un nouvel historicisme où les époques mèneraient mécaniquement de l'une à la suivante, mais bien pour dissocier l'ère actuelle de celles qui l'ont précédée, ce que ne fait pas de manière aussi explicite l'expression « alter-modernisme ». Toujours est-il que la reprise en compte de la question de la forme en art constitue bien la volonté de réveil de « Waking Up », indépendamment de la thématique des démarches artistiques, fussent-elles résolument politiques.

WAKING UP 3 février-25 mars 2006
L'engagement dans la forme artistique à l'ère de l'après-postmodernité

Un projet curatorial de Frédéric Maufras avec des travaux de Patrick Bernier et Olive Martin, Olaf Breuning, Yves Chaudouët, Ilkka Halso, Olga Kisseleva, Benoît Maire, NG, Radek Community et Vilma

La question du politique en art après avoir traversé toute la période moderniste s'est retrouvée aussi dans le postmodernisme. Si les chefs-d'œuvre de la première sont souvent marqués par les drames de l'Histoire, certains, en dépit de leur qualité esthétique, ont pu même être les propagateurs d'idéologies sujettes à distanciation et/ou à condamnation. Comme les textes de Louis-Ferdinand Céline, les images d'Alexandre Rodtchenko et les créations de tant d'autres.
Mais, étonnamment, certaines perspectives postmodernistes tardives ont relégué la question esthétique au second plan pour prescrire un alignement des œuvres sur les discours : les rituels relationnels des années 1990 en constituent sans doute d'ailleurs, parfois même à leur insu, le stéréotype le plus significatif. Et pourtant, toutes critiques que soient ces attitudes à l'égard des supposées certitudes modernistes, elles n'auront finalement fait que reproduire (et parfois même médiatiser) les schémas de propagande par des media visuels utilisés comme vecteurs, à des fins communicationnelles, sociales, marchandes ou purement idéologiques.

Un des enjeux principaux des recherches de l'après-postmodernité est de se focaliser sur la question de la forme. Si celle-ci peut être plurielle aujourd'hui (le conceptualisme et la dématérialisation de l'œuvre d'art relèvent par exemple aussi de la forme), il n'en reste pas moins qu'elle reste la première constituante de toute démarche artistique importante.

Placer la création artistique avant tout, répondre à l'époque du simulacre où des campagnes de communication ont pu prétendre relever de l'art (par exemple, celles d'Oliviero Toscani dans la sphère médiatique, celles de Santiago Sierra dans les institutions artistiques). Et où de plus en plus nouvelles théories sur des scenarii post-récits seront revenues une énième fois à l'instrumentalisation plus ou moins inconsciente de l'art par des discours uniques.
Les démarches exposées dans Waking Up peuvent discuter entre elles de démocratie, de dénonciation de situations de propagande, d'utopies intellectuelles et de désengagement, aussi bien que d'attrait des formes de l'engagement.
À une période où les figures d'un nouvel autoritarisme ne cessent de se déployer sur la planète, certains points de vue mis en avant par des attitudes de l'exposition sont-ils sans doute à terme tout simplement menacés. Quoi qu'il en soit, c'est de la nécessité du réveil esthétique dont il est d'abord question ici. À côté de cela le réveil politique est peut-être aussi envisageable pour ceux qui visiteront Waking Up, mais il s'agit alors d'une autre histoire qui la dépasserait après-coup : celle d'une hypothétique et incertaine action individuelle et/ou collective dans le réel. Au-delà des démarches et des possibles opinions des artistes…

Frédéric Maufras est critique d'art et commissaire d'expositions indépendant. Il a publié de nombreux articles et essais, notamment dans L'Art même (Bruxelles), Moscow Art Magazine (Moscou), Neue Review (Berlin), Parachute (Montréal) et Zéro Deux (Nantes-Paris).

VERNISSAGE LE VENDREDI 3 FÉVRIER 2006 TOUTE LA JOURNÉE

Le collectif moscovite Radek Community donnera une conférence-action à l'École des Beaux-Arts de Bordeaux (7, rue des Beaux-Arts 33800 Bordeaux) le jeudi 2 février à 16h, ainsi qu'un concert au Café Pompier (7, place Renaudel- Bordeaux) le vendredi 3 février à 21h.
Une discussion publique autour de la problématique de l'exposition aura lieu en présence de Radek Community à 18h le mercredi 8 février à La Générale (10-14, rue du Général Lasalle – Paris 19e).

Remerciements : Les artistes, les galeries Arndt & Partner, &: Christophe Daviet-Théry, Frank Elbaz, Maisonneuve, Quang, l'École des Beaux-Arts de Bordeaux et le Parc St Léger-Centre d'art de Pougues-les-Eaux, Claire Braunschweig, Jérôme Deramat, Guadalupe Echevarria, Arnaud Elfort et Viktor Misiano.

1, rue des Etables
FR-33800 Bordeaux
tél/fax : 00 33 (0)5 56 94 31 89

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