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Exposition de groupe: Léopold Rabus & Guests (terminé)

7 Septembre 2012 jusqu'au 27 Octobre 2012
  Léopold Rabus & Guests
Benjamin Taillard, Ectoplasme M 4, 2010, ink on paper, 25 x 17 cm
 
  AEROPLASTICS contemporary

AEROPLASTICS contemporary
32 rue Blanche straat
B-1060 Bruxelles
Belgique (plan de ville)

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tel +32 (0)2 - 537 22 02
www.aeroplastics.net


Organisée par Léopold Rabus

Pat ANDREA
Issu d'une famille d'artistes, pat Andrea nait en Hollande en 1942.
De 1960 à 1965, Pat Andrea étudie à l'Académie royale des Beaux-Arts de La Haye. En 1977, Jean Clair l'invite pour l'exposition « La nouvelle subjectivité » au Festival d'automne à Paris avec, notamment, Jim Dine, David Hockney, Kitaj, Raymond Mason, Olivier O. Olivier. Il voyage en Amérique latine et séjourne à Buenos Aires, où il demeure plusieurs années. À partir de 1989, il exécute ses premières sculptures en bronze. Pat Andrea enseigne à l'École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. Se situant lui-même « entre Bacon et Balthus », il a développé une peinture figurative créant un univers ambigu et trouble.

Dans l'œuvre de Pat Andrea de grands personnages érotiques et inquiétants, souvent féminins, sortent tout droit de l'inconscient du peintre sur la toile. On y retrouve ses thèmes préférés : le sexe, la violence et la mort. En regardant les peintures de Pat Andrea, on assiste au huis-clos inquiétant entre des femmes et des hommes nus, des figures chancelantes et angoissées. La scène, ou plutôt la mise en scène, se passe habituellement dans une pièce aux traits géométriques, une chambre, un escalier... Ici pas de paysages : pour l'artiste "les paysages défont les relations humaines, je préfère les huis clos". La figure du chien est également omniprésente dans l'œuvre de Pat Andrea.

Mathieu BOISADAN
Les travaux de Mathieu Boisadan sont de fulgurantes visions issues de souffrances qui effacent habituellement d'autres peines. Telle semble être le cycle infernal de la condition humaine. Heureusement pour demain, l'expression de soi ne saurait être réduite à la destruction et à la désolation. C'est ce que susurre, derrière une esthétique furieusement efficace, l'artiste qui entre le noir et le blanc propose un univers de niveaux de gris tout en sentiment, interrogation et introspection. Proposer du sentiment, dans un monde qui en est blasé d'avoir trop "vu à la télé", témoigne d'un artiste résolu à ne pas tourner le dos au monde. En cela Mathieu Boisadan est engagé: le corps dans l'art et la tête en quête d'une porte ouverte sur une très incertaine insouciance. Au spectateur d'y trouver une place, de faire le chemin avec lui, en n'oubliant jamais sur cette route que "la finalité de l'art (...) n'est pas de divertir mais de résister contre le cours du monde" (Theodor W. Adorno)

Fabian BOSCHUNG
A l'heure où la société s'accélère, Fabian Boschung (1983) a choisi de s'arrêter sur les instants où l'adulte régresse volontairement. Le corps humain et animal occupe une place centrale dans son travail bien qu'ils ne soient pas obligatoirement présents dans toutes ses œuvres. L'artiste s'inspire de situations réelles ou le corps est dominé ou fractionné par un dispositif ou une construction. Ses recherches se portent en autres sur l'univers forain, le cinéma burlesque ou plus récemment sur certains genres télévisuels (par exemple Trash TV). Fabian Boschung déplace ces situations dans le monde de l'art comme lorsque qu'il réinterprète les machines à vertige créés par les membres du groupe Jackass. Il arrive que les formes suggestives de ses sculptures puissent inviter le spectateur à passer à l'acte.

Barbara CARDONE
Mon travail traite de la relation que l'homme entretient avec son environnement.
Force est de constater que l'homme civilisé entretient un rapport conflictuel avec la nature. Il a contenu son expansion en la contrôlant et en mettant en place des frontières. Il a ainsi défini peu à peu son territoire hors de la nature, et bien que se distrayant d'une « nature en pot », a finalement tout fait pour s'en extraire. Au sein de son environnement personnel, il cherche naturellement à se protéger. La maison est son abri physique. Les lois et les interdits cherchent à le prémunir de ses propres pulsions. Ces frontières, fragiles constructions humaines, sont nécessairement vulnérables.
Il suffit de peu pour que le monde ainsi cloisonné se retrouve perméable à un autre.
L'apparition dans l'espace intime prend alors la forme d'une intrusion, d'un désordre.

Alain DELLA NEGRA et Kaori KINOSHITA
Comment documenter une fiction ? C'est tout l'enjeu des films d'Alain Della Negra et Kaori Kinoshita qui, depuis leur rencontre en 2001 au Fresnoy - Studio National des arts contemporains, n'ont cessé de s'intéresser à ceux qui cherchent leur bonheur en dehors de la société. En se réfugiant dans une réalité virtuelle ou communautaire, leurs étonnants personnages mettent quotidiennement à l'épreuve la poreuse frontière entre la fiction et la réalité. Travaillant principalement le format du film documentaire, ils ont reçu le Grand Prix du 54e Salon de Montrouge et par ailleurs exposé dans les Modules du Palais de Tokyo en 2009.

Pierre GATTONI
Dans la série des "dégradés", le travail consiste à réunir deux couleurs qui par leur nature - tantôt vive, lumineuse, terne, profonde, claire ou foncée - peuvent créer une situation. C'est aux circonstances de leurs contacts que réside le propos du peintre.
Une couleur vive, par exemple, peut au long du dégradé se dépigmenter et se fondre, disparaître en une couleur inexistante, sans nom. Une autre situation peut la plonger dans l'ombre, tout comme une couleur profonde peut soudain se transformer en une masse dense et chaude. Ces situations, plus précisément ces rencontres, ces liens de dépendance et d'influence réciproques font et sont le sujet de chacune de ses peintures. L'enjeu se situe dans le passage d'une couleur à l'autre, le mouvement ascendant ou descendant, la proportion de chaque couleur au sein de l'image, leur positionnement, la présence de liaisons, la hiérarchie dans laquelle elles se répondent ; dans le but ultime d'obtenir une sensation.

François JAQUES
NEONROTHKOS
François Jaques travaille avec la lumière artificielle depuis de nombreuses années.
Il explore de nombreux aspects de la lumière d'éclairage public, qui, transformée et installée dans un musée, devient de l'art.

Dans ces travaux "Neonrothkos", il utilise des enseignes au néon (typiquement des objets de rue) qu'il manipule et transforme:

Il a exploré de nombreux aspects de la lumière ayant publique devient l'art quand il est transformé et installé dans un musée ou une exposition.
(De nombreux travaux avec des lumières de rue, lumières de discothèque, stroboscopes ...)

Dans ses dernières œuvres, la NR, il utilise des enseignes au néon (aussi des objets de la rue essentiellement typiques) où il se conçoit, et travaille ensuite sur les couleurs à l'intérieur des visionneuses avec lightfilters couleur de la scène où il roule néons blancs ronds, comme une sorte de «techno-peintre ". La puissance de la lumière néon blanc influe sur la couleur des filtres et le verre acrylique opale diffuse la lumière et se mélange les couleurs. La limite constituée par la surface d'une peinture traditionnelle, qui détient l'image dans son cadre, est ici transgressé: Ce que le spectateur est confronté à, enfin, est une sorte de "artificielle Rothko" qui contamine l'espace au-delà de son cadre.

Jean-Michel JAQUET
Né le 8 novembre 1950 à La Chaux-de-Fonds, Jean-Michel Jaquet, après des études d'arts graphiques à Genève, se consacre essentiellement à son univers pictural. Depuis 1973, il expose régulièrement en Suisse et à l'étranger. Ses travaux figurent dans de nombreuses collections publiques et privées. En 2003, un livre, Euphorie, dans la collection "Les Cahiers dessinés", dirigée par Frédéric Pajak, lui est consacré. Préfacé par Michel Tournier et publié par les Editions Buchet Chastel, cet ouvrage compte près de 200 reproductions couleur qui couvrent une trentaine d'année de travail de Jean-Michel Jaquet. Après la France et l'Egypte, Jean-Michel Jaquet vit et travaille à Corsier-sur-Vevey depuis 1999.

Kosta KULUNDZIC
Kosta Kulundzic, artiste d'origine franco-bosniaque né en 1972, vit et travaille à Paris.
En 1998, il sort diplômé de l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture des Beaux-Arts de Paris. Ses séries de grandes peintures ont été montrées à la Biennale d'Istanbul et l'American Bishop Museum.
Kosta Kulundzic concentre son travail sur la croyance et le mysticisme dans notre société. La société moderne produit des mythes et des héros. Il offre une quantité inestimable d'idoles et d'images liées au culte. Kosta utilise ces images pour peindre de très authentiques personnages mystiques, des divinités altérées, qui semblent plus proches de nous. Ils viennent de notre vie quotidienne. Travaillant sur les textes de la Bible, l'artiste souligne que la même vieille histoire se répète toujours et rien ne change vraiment.

Renaud LODA
Renaud Loda (1981) est tour à tour artiste et curateur. Il est le fondateur de l'espace OLM space qui se situe dans une interzone, au carrefour de la réalité et la virtualité - en fait sous un pont d'autoroute.Il est un artiste-collectionneur obsessionnel dont le fétichisme, associé à une pratique de la citation et de la référence, s'inscrit dans la perspective d'un postmodernisme revisité. Son travail pluridisciplinaire et non dénué d'humour se veut une réflexion sur la notion de limite, qui peut prendre l'aspect d'une recherche désespérée sur de nouvelles frontières conceptuelles, allant jusqu'à réaliser une anthologie de l'art extra-terrestre.

Mingjun LUO
Le travail de Mingjun Luo (1963) porte en soi les marques de deux cultures : formée à l'université de Hunan (Chine) où elle a elle-même occupé un poste d'assistante à la Fine Arts Faculty, Mingjun Luo est passée par les exigences d'un savoir-faire traditionnel et sa maîtrise de la peinture est parfaite. Installée en Suisse depuis une vingtaine d'années, confrontée à l'histoire et aux codes de l'art contemporain en Occident, elle a acquis une vision critique différente, une perspective du sens de son travail qui lui permet de réfléchir activement au double aspect de son identité. Délicates, transparentes, subtiles, ses peintures blanches et ses encres de chine n'en portent pas moins les marques d'une grande force intérieure. Ainsi aborde-t-elle les images -paysages, objets personnels- comme autant d'interrogations sur ce qui la constitue : mémoire et présent, identification et différences.

Aussi bien dans ses huiles sur toile que dans ses dessins, elle développe une technique basée sur l'effacement et la suppression, qui lui permettant de subtilement retranscrire les images de ses souvenirs personnels. Ce sont la fragilité des tirages argentiques, et leur caractère unique une fois que le négatif est perdu qui viennent naturellement à l'esprit.

Francisco da MATA
Résolument visuelles et d'une qualité technique irréprochable, ses œuvres, à mi-chemin entre l'art et le design, nous séduisent instantanément à l'image de ses étoiles filantes et autre surface glacée. Si la première approche offre une lecture aisément directe flattant notre sens de l'esthétique, l'admiration est aussitôt remplacée par l'émergence d'une superficialité sous-jacente. Tel un brillant stratège s'adonnant avec jubilation au jeu des apparences,
Francisco da Mata déguise pour mieux révéler. En s'appropriant le mode de communication publicitaire et son cortège de slogans, d'illusions et de vanités intoxicants, l'artiste critique par un plagiat ironique les dérives d'une société en mal d'identité. Fardées d'une splendeur imposante au pouvoir d'attraction magnétique, ses œuvres stigmatisent à la fois le malaise d'un artiste aux prises avec un art de consommation. Comme un miroir aux alouettes, l'œuvre de Francisco da Mata est percutante et incisive dans sa critique de la futilité.

Stéphane PENCREAC'H
Sur la peinture, sombre, charnelle, violente de Stéphane Pencréac'h, flotte l'ombre des grands artistes qui l'ont précédé. On y reconnaît parfois une couleur, une forme, mais surtout, les thèmes essentiels et éternels que l'art n'a cessé de sonder : l'amour, le sexe, la mort, la guerre, la solitude, la création. Les objets que l'artiste inclue à ses toiles, photographies, fragments de mannequin, jouets, en surgissent comme pour happer le spectateur, l'entraîner à l'intérieur de l'oeuvre et vers un autre monde, où, peut être, se trouvent les réponses à toutes ses questions.

Simon PASIEKA
Depuis le milieu des années 1990, Simon Pasieka élabore une oeuvre originale, composée de peintures et de dessins noirs au pinceau, dans laquelle il sonde les implications du conditionnement social en même temps que les possibilités de voir et de vivre le monde différemment. Son travail est figuratif, narratif et en ce sens, il appelle inévitablement une comparaison avec Neo Rauch, Matthias Weischer, Tim Eitel et d'autres représentants de la nouvelle scène picturale allemande. Pasieka a fait ses études à Brunswick et vit à Paris depuis 1998, ce qui a permis à son oeuvre de se développer loin du battage médiatique. La teneur de son travail et ses transpositions picturales rejoignent ici ou là celles des stars du milieu artistique : le chevauchement spatial abrupt entre dedans et dehors, le passage de l'abstraction à une lisibilité concrète, des bribes de souvenirs, de rêves et d'irrationnel associés à des allusions à l'histoire et à la société. On relève un certain nombre de points
communs dans la représentation de l'être humain ; mais celle-ci est marquée par un grand individualisme et s'inscrit dans une pensée et un univers de représentation éminemment personnel.

Nazanin POUYANDEH

Nazanin Pouyandeh juxtapose ses souvenirs et le monde extérieur. L'énergie qui émane de ses peintures sont des transmissions de son identité interculturelle. Dans la majorité de ses peintures, elle crée un monde qui lui est propre, où les paysages sont splendides et souvent magiques. Des personnages remplissent les tableaux dans une pose figée pour l'éternité, assumant le rôle déterminé par l'artiste.

Les paysages, les arbres et les rochers cachent souvent des secrets et des images, invitant le spectateur à fouiller la composition pour en trouver les couches les plus profondes. Les peintures sont autant d'invitations à explorer un monde qui est illogique, et figé dans le temps. Il y a en même temps quelque chose de familier et d'étranger dans ses œuvres. Une familiarité et une sincérité à la fois attrayante et surprenante. Le monde semble être une fusion pour l'artiste, une rencontre où l'ouest et l'est se confondent sans efforts.

Elle est un peintre unique, une exploratrice qui semble avoir écouté et appris l'histoire du monde, de ses histoires et de ses fables, et qui serait en mesure de les transférer visuellement dans ses peintures. La puissance de son imagination est si écrasante, autant que l'harmonie de ses couleurs. Peut-être qu'il vaut mieux ne pas tenter d'expliquer son travail, mais de flotter dans la beauté du monde qu'elle crée.

Sara le ROY
J'essaie de représenter la fragilité et l'illusion de l'existence. La prise de conscience que la vie, débarrassée de ses illusions et distractions, est ce qui nous rassemble tous, ce qui fait que nous sommes seuls, dans nos corps. Et la mort est notre ultime compagnon qui nous suivra jusqu'à la fin et où les corps desquels nous sommes prisonniers durant la vie, vont s'altérer et révéler la prison de calcium, si belle et pourtant déjà reconnaissable comme étant l'absence de vie.

Combiner le figuratif à l'abstrait et au surréalisme, en utilisant des images trouvées dans les médias mais aussi des photos que j'ai prises à Londres et dans ses environs. Coupées et réarrangées en compositions sous forme de collages, qui sont ensuite utilisés comme point de départ pour mes peintures à l'huile, pour finalement représenter la vie comme si elle était assimilée puis ensuite régurgitée par les yeux des médias.

Denis SCHNEIDER
La peinture de Denis Schneider est abstraite. Abstraite comme l'était la peinture égyptienne, qui employait l'apparence de la réalité pour en capturer les forces. Ignorant les classifications habituelles, il manie le signe comme une couleur, n'en retient que l'énergie, la qualité vibratoire, le place en tension avec d'autres signes, de tous ordres, de tous règnes, de toutes origines. Sa peinture s'attache en premier lieu à être opérante, incantatoire, active, sans souci d'être conforme à notre attente. Elle emploie, selon le besoin, la séduction ou la répulsion comme couloirs d'énergie qu'elle met au service des enjeux profonds de l'oeuvre. La question du beau paraît secondaire, et chaque peinture exige une ouverture, un effacement des a priori, l'acceptation de modèles esthétiques déconcertants renouvelés dans chaque toile.

Benjamin TAILLARD
Les dessins de Tenko oscillent entre abstraction et figuration, entre réalité et fiction. Tenko observe avec minutie les individus dont les corps désarticulés traduisent un certain malaise: « L'ambivalence des individus est au centre de mes préoccupations artistiques ».
Benjamin Taillard aka Tenko, un artiste suisse qui couche sur papier un monde imaginaire mêlé d'angoisse et de violence dans lequel les corps sont dégoulinants et distordus. A remporté en 2009 le Prix de la Fondation Huguenin-Dumittan lors de la 69ème Biennale à La Chaux-de-Fonds.

Jean-Thomas VANNOTTI
« La peinture est la base de mon travail. La technique utilisée est celle de la peinture à l'huile que j'applique sur de grands formats. Je me situe dans une nouvelle vague de la peinture conçue sur la base du photoréalisme. Je souhaite que l'image soit le reflet de notre époque, et m'inspire pour cela directement des multimédias qui nous entourent, tels que l'art, le web, les magazines, et particulièrement l'effet de la digitalisation des images, dans la photographie, la télévision et le cinéma dont je cherche à capter la lumière. Celle-ci ainsi recréée sur mes tableaux donne l'illusion de reproduire les scintillements d'un écran d'ordinateur ou celui d'un clip vidéo. » Jean-Thomas Vannotti a gardé de son expérience de graffeur, la violence, la fureur ; il l'utilise pour immortaliser un monde érotisé et glacial. Il fouille l'image pour la rendre de manière assez brute et au premier abord proche de l'esthétique des magazines d'art branchés, mais avec un rapport au corps et à la matière assez fascinant. Jean-Thomas nous propose un mix entre des œuvres très léchées, travaillées presque trop méticuleusement sur la base d'images déjà très stylisées captées à la caméra et des œuvres plus spontanées sprayées sur du matériel de récupération comme une palette en bois.

Marko VELK
Inutile de demander à l'artiste pourquoi il aura représenté ici une Madone dans ses vêtements sulpiciens et pourquoi, ailleurs, un guérillero du Mexique. Les références raniment tout le peuple endormi de notre mémoire, et voir se réveiller telle ou telle de ses figures, telle cité entourée de remparts, tel profil pensif de Judith, surprend et émeut tout à la fois. Pas l'émotion molle du sentimentalisme, mais ce vertige qu'on éprouve quand une réminiscence vient remplacer la réalité effectivement vécue, et quand cette réminiscence nous révèle l'éclat douloureux de ce qu'on avait jusqu'ici occulté.

Dans ses grands collages, Marko Velk rajuste ces figures et les raccorde sans craindre d'accoler les époques et les géographies. Dans ces parages hors de toute chronologie humaine, l'artiste invente des liens et une logique auxquels l'Histoire n'a pas encore songé et qui déroulent l'infinité de leurs métamorphoses."

Sébastien VERDON
Sébastien Verdon (1979) s'interroge sur les rapports entre le temps et les espaces bidimensionnels ou tridimensionnels. Ses propositions tentent de sonder l'ambigüité du présent par un jeu de tension entre les dimensions physiques et mentales, entre réel et artifice, entre palpable et impalpable. « Je cherche en permanence des moyens rétro-futuristes ; j'entends par là penser l'avenir en jouant avec des codes futuristes du passé ». Adepte de l'autodérision, c'est avec une certaine distance que Sébastien Verdon se positionne face aux idéologies de l'art actuel. Conscient de la difficulté d'échapper à une inévitable esthétisation et formalisation de la pratique artistique, il essaie toutefois de relever ce qui ressemble à un défi impossible : produire un travail inclassable.

Vuk VIDOR
On ne décrit pas la peinture de Vuk Vidor : trop variée, trop surprenante, trop mystérieuse dans certains cas. Mais c'est de la peinture. Pas de la peinture pour (com)plaire. De la peinture très personnelle sans doute (nombre de motifs sont liés à la vie intime de l'artiste), mais aussi de la peinture de combat avant toute chose. Donc un combat mené non pas hors de la peinture (ce genre décrié, paraît-il) mais franchement dans la peinture, celle d'aujourd'hui (elle n'est pas morte : faites passer la nouvelle), inséparable de celle d'hier. Sur la peinture et son histoire, Vuk Vidor a des idées très claires, très percutantes, qu'il lui arrive de proclamer avec un brio réjouissant. " …Vuillard was better than Bonnard, Tapiès was always the same, Rauschenberg was better before, Twombly always painted shit, Bacon was better alive " affirme-t-il notamment dans une peinture-écriture récente (" Art history ",1999).
Un vrai manifeste, parfaitement jubilatoire."

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