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DIVA PARIS - UNE INTERVIEW AVEC THIERRY ALET


AfN: Cela nous fait aussi honneur! Alexis, quand est-ceAfN/Vernissage: Voici une interview d'Artfacts.net et de Vernissage.tv à l'hôtel de Kube à Paris avec Thierry Alet, le fondateur de la foire DiVA. Bonjour Thierry.

Thierry Alet: Bonjour!

AfN/Vernissage: Vous montrez l'art vidéo. Pourquoi vous faites ça dans les hôtels ?

Thierry Alet: Je ne fais pas ça seulement dans des hôtels. Nous avons fait cela à Bruxelles dans un Palais des congrès et aussi à Cologne dans une halle d'exposition. Je préfère des hôtels pour deux raisons: la première raison est qu'il est plus facile concernant notre grandeur. Bien que l'on soit une foire internationale, nous sommes toujours d'une grandeur petite. Cette fois-ci nous avons seulement 11 galeries à Paris. A New York nous avons seulement 30 galeries ce qui n'est pas beaucoup. Il est plus facile parce qu'il ne faut pas construire des murs et ce qu'il faut faire autour.

AfN/Vernissage: Donc, c'est une question d'organisation et non pas une question de lieu? Je veux dire que cet hôtel est très beau.

Thierry Alet: A cause de notre grandeur cela ne fait pas de sens pour nous d'aller dans des grandes halles. Comme nous avons le choix, nous pouvons le faire au meilleur lieu qui convient à nos fins. Ici à Paris, c'est la meilleure place que nous avons pu trouvée. Son brouillon et son architecture accordent parfaitement avec la DiVA. Normalement les hôtels ont des couleurs bizarres ou des papiers peints, mais ici tout est peint en blanc, ainsi parfait pour les vidéos.
AfN/Vernissage: Alors les vidéos sont projetés directement au murs ?

Thierry Alet: Cela se peut. Dans quelques chambres d'hôtels on ne le peut pas. C'est justement une possibilité. Si les galeries se décident pour un écran, c'est dans leur propre domaine. Une chose importante est évidemment le son. Si on avait 60 galeries dans une halle, comment ferait-on pour résoudre le problème avec le niveau de bruit ?

AfN/Vernissage: La foire DiVA est organisée à côté des grandes foires comme Bâle, Miami, Armory New York et la FIAC à Paris. Depuis quelque années on voit des co-événements autour des grandes foires. Est-ce que vous pensez que la DiVA survivra cette compétition? Et puis : Est-ce que la DiVA est un projet de foire croissant ?

Thierry Alet: Oui et oui.

AfN/Vernissage: Bon, passons à la prochaine question. En regardant Bâle où il y a 13 ou 14 foires, ceci n'a-t-il pas un effet sur la DiVA?

Thierry Alet: Bien sûr, mais il est difficile de dire en quelle manière. Franchement dit, nous sommes différent. Nous ne participons pas autant au jeu de quelle galerie est chez nous….. Nous sommes intéressés à chaque galerie qui entre en contact avec nous et puis nous regardons le projet. Nous avons aussi des galeries qui participent à Bâle ou des curateurs qui n'ont pas encore exposés beaucoup. Pour nous il est intéressant de montrer une bonne vidéo. Dans cette compétition-ci nous obtenons plus d'attention dans le sens qu'ici il n'y a pas trop de pression. Les marchands d'art sont devenus de plus en plus ouverts à cause de la communication entre les organisateurs et les galeries. Les gens aiment ce que nous faisons. Ils reconnaissent notre point de vue unique et notre importance concernant l'art vidéo dans le sens que nous apportons des nouvelles alternatives dans ce paysage. À Berlin il y a quatre foires, mais elles se ressemblent toutes.

AfN/Vernissage: C'est vrai. Je veux dire que nous avons eu une interview avec Amanda Sharp de FRIEZE et j'ai indiqué le projet des niches techniques pour un projet de foire. Mais elle disait qu'elle ne penserait pas comme ça parce que pour elle l'art n'aurait rien à faire avec la technique ou les médias et que pour elle l'art est l'idée. Moi , je pense qu'il y a une niche dans le domaine vidéo et qu'il y a aussi des artistes spécialisés. À la FIAC par exemple où on a souvent un petit stand et où la zone vidéo est séparée par un petit rideau, on regarde les vidéos mais ils ne sont pas vraiment pris au sérieux. Est-ce que les collectionneurs pensent également ? S'agit-il ici d'un public spécial ou est-ce qu'il est en train de croître ?

Thierry Alet: Les collectionneurs prennent ce qu'il peuvent avoir. Ils sont très occupés, ils font aussi autres choses, mais quand ils sont confrontés avec des vidéos, ils les regardent. Dans ce point-là je suis d'accord avec Amanda que l'art est au-dessus d'une certaine technique. La chose est que d'abord il y a une niche qui va être élargie par eux-même. Je veux dire que jadis les gens marchaient pieds nus et puis quelqu'un a inventé les chaussures et après tout le monde voulait des chaussures….. Il y a des choses qui se passent comme ça. Le marché croît et on ne peut pas arrêter le processus. Ce n'est pas notre devoir de divertir les gens. Il y a de plus en plus d'artistes qui ont quelque chose à dire et pour s'exprimer ils ont besoin des images agitées ou une vidéo pour montrer ce qui les touche et pour montrer leur vision du monde. Et ceci se développe. On ne peut pas faire ça avec des peintures. En faisant cette foire, nous voulons montrer qu'il y existe une façon d'expression et que celle-la a un petit marché.

AfN/Vernissage: En ce qui concerne la grandeur du marché, l'art vidéo est une petite niche sous-développé. Les collectionneurs préfèrent toujours des peintures de tous les objets d'art. Pourquoi est-ce que c'est comme ça.

Thierry Alet: L'idée de ce qui est grand ou petit n'est pas toujours en accord avec ce que nous pensons. Coca Cola par exemple est und grande entreprise……… Si on regarde par exemple le classement des artistes, Bruce Nauman est l'artiste vivant le plus populaire et il est devenu populaire par la vidéo. Personne ne sait ce qui va arrivé à ce marché ; il y a des artistes qui sont maintenant branchés et plus tard ils ne le sont plus. Mathew Barney par exemple est un des artistes le plus populaire et branché, un artiste que nous allons rendre hommage cette année à Paris sur la DiVA et il est artiste vidéo et sa valeur marchande est élevée. Beaucoup d'artistes forts sont aussi des artistes vidéos. Yoko Ono par exemple a célébré son come-back et elle a débuté avec des vidéos.


AfN/Vernissage: Autant qu'on sache le modèle de vente pour l'art vidéo est comme le modèle de vente pour les éditions. On imprime une quantité de DVD et les met dans une jolie pochette. Contrairement aux imprimés on ne peut pas regarder cet art sans un équipement spécialisé. C'est ce qui rend l'accès difficile. Est-ce que vous avez une idée comment on peut rendre l'accès à l'art vidéo à un public plus grand ?

Thierry Alet: Tout le monde à l'accès à la vidéo. Tout le monde a une télévision, un ordinateur ou un écran. Je ne vois pas ça comme problème.

AfN/Vernissage: J'aimerais revenir au sujet du modèle de commerce.

Thierry Alet: Oui c'est la question. L'existence d'artefacts montre comment l'internet a changé le monde de l'art dans une façon inattendue. Les gens ont pensé qu'on pourrait trafiquer l'art on-line. Ce qui n'est pas arrivé au cours des dix dernières années. Mais le Web a changé cela…..

AfN/Vernissage: ..... en forme d'échange de communication.

Thierry Alet: Oui et ceci crée un monde plus petit. Toutes ces informations sont maintenant accessible à tout le monde. Les galeries comme nous par exemple reçoivent un e-mail et nous vérifions les vidéos on-line. Tout a donc changé. Les travaux sont tout de suite en Chine et partout dans le monde. Avant c'était impossible. En ce qui concerne les vidéos la DiVA est toujours allée envers les galeries et les a convié à lancer des vidéos.

AfN/Vernissage: Et comment est-ce avec la qualité du médium. Nous parlons de papier et de l'huile lors de peintures. La qualité de la vidéo on-line ne peut pas être la même que sur DVD ?

Thierry Alet: Ça fait justement partie de la diversité des vidéos. Il y a des ouvrages qui ressemblent aux documentaires et d'autres aux animations. L'un des artistes ne prète pas autant d'attention sur la qualité que les autres. Mathew Barney par exemple ne montre que moins de 5mm.

AfN/Vernissage: L'internet fonctionne donc quelque part comme catalogue. Une copie de l'internet n'aura jamais l'air comme l'original.

Thierry Alet: Mais c'est cela qui fait partie de la diversité. Chaque galerie, chaque artiste, chaque programme doit trouver sa propre identité et doit définir sa relation avec l'internet. Il y a un artiste, Miltos Manetas - est il n'est pas le seul, son ouvrage est pour l'essentiel un site web. Est on peut acheter le nom du domaine.

AfN/Vernissage: Intéressant, nous allons faire un lien pour montrer cela à nos lecteurs.

Thierry Alet: Ce que je voulais dire est que tous cela fait partie du monde de l'art vidéo et que tous doivent trouver leur chemin pour leurs projets.

AfN/Vernissage: Vous pensez donc que la vidéo et l'internet vont se souder ?

Thierry Alet: Oui, bien sûr. C'est pourquoi nous avons appelé l'exposition DiVA, digital video art.

AfN/Vernissage: Une dernière question, nous avons beaucoup parlé du marché et de l'avenir. Votre prochaine exposition, où aura-t-elle lieu ?

Thierry Alet: La mienne? À Miami à l'Ocean Drive. Nous allons construire une ville de conteneurs. Je me réjouis beaucoup de ce projet.

AfN/Vernissage: Et nous nous réjouissons d'avance de vous y revoir. Thierry, merci beaucoup pour cette interview.

Thierry Alet: Avec plaisir.

Cette interview est disponible en vidéo : www.vernissage.tv.
part 1/3
part 2/3
part 3/3

Traduction : Senta Ofenmacher
(29.10.2006)

www.divafair.com

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